Tribune Nanterre Info

Nos associations sont en danger !

Après la suppression des emplois aidés par l’Etat, le monde associatif et plus particulièrement les associations caritatives est de nouveau confronté à une difficulté majeure à savoir la diminution de ses ressources.

La suppression de l’impôt sur la fortune (ISF), le prélèvement des impôts

à la source, la hausse de la Contribution Sociale Généralisée (CSG) sur les retraités et la réforme

de la réserve parlementaire sont autant de mesures qui entrainent une chute drastique des dons et assèchent le budget de fonctionnement des associations.

Au-delà d’être une mesure fiscale injuste, la suppression de l’ISF et son remplacement par un impôt sur la fortune immobilière (IFI) a réduit de moitié le nombre d’assujettis et par conséquent, généré une baisse de 54 % des dons en 2018.

En effet, exonérés de cet impôt, un certain nombre de ces assujettis ne jugent plus malheureusement utile de faire un don.

En 2018, les modalités de la mise en place du prélèvement à la source ont entrainé une inquiétude auprès des donateurs sur leur crédit d’impôt ce qui a ralenti leur générosité auprès des associations. Il ne reste plus qu’à espérer que désormais, rassurés par la mise en place d’un acompte calculé sur les dons précédents, les donateurs reprendront leurs bonnes habitudes.   Dans la même lignée, le pouvoir d’achat des retraités les plus aisés impacté par la hausse de la CSG a été un coup dur pour les associations caritatives dont ils étaient les plus généreux et fidèles donateurs.

Enfin, la disparition de la réserve parlementaire, dans le cadre de la loi de la moralisation de la vie publique, rabote également de manière considérable les moyens des associations.

Jugée trop opaque et relevant trop souvent du clientélisme, cette enveloppe a été supprimée par les parlementaires, sans mesurer l’aide précieuse apportée aux associations et notamment les plus petites.

Cette attaque massive sans précédent du gouvernement contre les associations est injuste et inacceptable ! En plus de s’attaquer au pouvoir d’achat des Français, le Président des riches abime les courroies de transmission de la solidarité dans nos quartiers, nos villes et nos campagnes.

Œuvrant auprès des plus démunis et participant quotidiennement à tisser du lien social et à pallier l’absence de service public de plus en plus criant dans nos territoires, il n’est pas tolérable, en cette période de « tsunami social » d’affaiblir les moyens des associations.

Face à cette politique de restriction et de destruction des mesures sociales dans le pays, nous sommes fiers d’avoir à Nanterre une politique volontariste à l’égard de nos associations. Ainsi, en 2018 nous avons investi près de deux millions d’euros de subventions ordinaires sans compter les avantages en nature ou les autres aides telles que la mise à disposition des cars municipaux à hauteur de trente mille euros ou les impressions pour ne citer que celles-ci. Dans le cadre du budget 2019, elles resteront au cœur de nos priorités et nous continuerons à les soutenir et à les accompagner !

 

Transition écologique: oui mais comment?

 

Mis à part Donald Trump, Bolsonaro et quelques indécrottables  climato-sceptiques, chacun s’accorde à penser que nos modes de production et de consommation aggravent le réchauffement de la planète, la pollution atmosphérique et le dérèglement climatique qui en découle. Malheureusement l’accord en reste là car, dès qu’il s’agit d’entreprendre quelque chose, la division s’installe. Accord sur l’urgence d’une transition écologique, mais divergences sur tout ce qui pourrait lui donner vie.

 

Un panneau aperçu sur la RN12 résume assez bien la situation : « les éoliennes oui mais pas dans nos villages ». Elles font du bruit il faut donc les éloigner des habitations mais, comme on veut également les bannir des sites historiques, des paysages remarquables et même du grand large, on comprend pourquoi l’éolien reste chez nous très discret (4,5% de la production d’électricité). 

 

Autre exemple, la métropole du grand Paris vient de décider la création d’une zone à circulation restreinte à l’intérieur de la A86. Cette décision de principe est déjà contestée avant même que les conditions de sa mise en œuvre ne soient précisément fixées. Parmi les principaux reproches : une décision précipitée, un calendrier irréaliste, des mesures d’accompagnement insuffisantes.

   
© PSNanterre