Communiqué de presse
Par Patrice Marchal, conseiller municipal,
Président du groupe socialiste



La maquette du stade ARENA vient d’être présentée en avant-première aux promoteurs
immobiliers à Cannes, à l’occasion du MIPIM (marché international des professionnels de
l’immobilier) ; les Nanterriens, eux, ne viendront que plus tard. Il s’agit d’une erreur grossière de plus dans l’histoire de ce projet, jalonnée de nombreux couacs :
  • Aucun débat préalable sur l’opportunité de créer un stade-ARENA à Nanterre,
  • Un projet élaboré en catimini, avec les promoteurs privés du stade,
  • Une pseudo-concertation avec les populations concernées, puisque le principe de la construction du stade avait été prise bien avant par le Maire et son seul groupe CIC (communiste et initiative citoyenne),
  • Une entente entre l’UMP, le MODEM et le Maire contre le reste de la majorité municipale...
Le projet actuel aiguise l’appétit des promoteurs. Il fait repartir la spéculation immobilière de plus belle comme sur le boulevard des Bouvets, où SILIC va remplacer ses 30 000 m2 de bureaux actuels par la construction de 120 000 m2 dont 85 000 m2 de bureaux, 20 000 m2 de logements et 10 000 m2 d’hôtels. Sur la ZAC Seine Arche, le déséquilibre bureaux-logements devient encore plus criant avec un rapport de 1m2 de logement pour 4 m2 de bureaux ! Qu’est devenue l’intention initiale de l’EPADESA d’un aménagement partagé et équilibré au bénéfice de tous ?

Depuis que ce projet de Stade est devenu public, les élus socialistes dénoncent l’attitude du Maire et de son groupe, qui passent en force sur ce dossier. Ils ne se donnent même plus la peine d’informer les autres élu(e)s de sa majorité, ou les habitants du Parc Nord sur ces projets.

Patrick Jarry dilapide la victoire obtenue lors de la bataille contre la fusion EPAD-EPASA. En tant que vice-président de l’EPADESA, il accompagne une logique purement marchande, et tout continue comme à l’époque de l’EPAD. Sauf que, maintenant, l’extension de la Défense se passe à Nanterre avec une sur-densification de bureaux qui risque de créer de lourds déséquilibres au niveau des transports, de la circulation routière etc... Cela risque aussi de fragiliser la vie de ce quartier le week-end, quand toutes les entreprises sont fermées.

Nous sommes toujours dans le même calendrier à marche forcée, qui est celui du seul intérêt des promoteurs de ce stade, en aucun cas celui des Nanterriens. Nous continuons à nous opposer avec force à cette manière de faire et demandons une nouvelle fois de débattre sur l’opportunité de créer cet ARENA et ces bureaux sur un site déjà extrêmement contraint.
   
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