Une soixantaine d'enseignants, parents d'élèves, syndicalistes ou militants associatifs ont participé samedi 23 février à l'atelier-débats organisé par le parti socialiste de Nanterre sur le projet de loi de refondation de l'école et, plus particulièrement, sur la réforme des rythmes scolaires.
 

Après une brève présentation du projet de loi (voir document ci-joint), de très nombreuses personnes ont pris la parole.

Si tous les intervenants s'accordent à souligner l'absolue nécessité de refonder l'école, tout spécialement le premier cycle, la grande majorité a estimé que le projet actuel n'allait pas assez loin, tout en s'inquiétant des conditions de mise en œuvre notamment du retour à la semaine de 4 jours et demi, même si tous les participants en approuvaient le principe.

Les insatisfactions portent avant tout sur l'augmentation annoncée des effectifs, certes réelle, mais qui ne suffirait pas compenser les suppressions effectuées par le gouvernement précédent et à répondre aux besoins nouveaux suscités par la réforme.

Elles concernent également la nature des directives nationales qui laissent trop de responsabilités et de marge de manœuvre aux collectivités locales, risquant d'aggraver ainsi les inégalités entre communes riches et communes plus démunies.

Zacharia Ben Amar, maire adjoint socialiste à l'Education, a souligné qu'il n'était pas possible en une seule année de réparer les dégâts causés par les politiques suivies ces dix dernières années. L'augmentation significative des effectifs et la relance de la formation initiale et continue des enseignants constituent cependant des mesures très importantes qui permettront de franchir une première étape.

Il a rappelé que l'objectif principal du projet de refondation portait sur la nécessaire synergie entre enseignements scolaires et activités périscolaires. C'est la raison pour laquelle la réussite de ce projet passe par une mobilisation des collectivités locales qui doivent de ce fait bénéficier d'une possibilité d'adaptation et d'arbitrage.

Le débat a ensuite porté sur la réforme des rythmes scolaires dont la mise en œuvre semble concentrer l'essentiel des inquiétudes tant des parents que des enseignants.

Le gouvernement et les élus socialistes sont conscients des difficultés que peut soulever le retour à la semaine de 4 jours et demi, qui, pour être réussi, ne peut se limiter à un simple retour à la situation qui prévalait il y a 5 ans.

C'est pourquoi, la commune de Nanterre, comme les autres communes du département, a choisi de n'appliquer la réforme qu'à partir de la rentrée 2014.

Cela laissera le temps de poursuivre la concertation avec parents, enseignants, animateurs afin de donner des réponses satisfaisantes aux questions qui se posent.

  • A quelle heure commencer le matin et terminer le soir ?
  • Faut-il allonger la pause méridienne ou terminer plus tôt dans l'après-midi en concentrant les activités parascolaires à l'issue du temps scolaire ?
  • Faut-il choisir le mercredi matin ou plutôt le samedi matin pour la demi-journée supplémentaire ?
  • Comment assurer une meilleure liaison entre le travail des enseignants et celui des animateurs ?
  • Comment conforter le budget communal consacré à l'Education dans un contexte de rareté budgétaire ?

Les représentants du Parti socialiste de Nanterre se sont engagés à poursuivre dans les prochaines semaines un travail de concertation avec tous les acteurs concernés (enseignants, parents, animateurs, ATSEM , associations éducatives et culturelles ...).

De nombreuses expérimentations sur les rythmes scolaires et l'accompagnement périscolaire ont été conduites à Nanterre depuis plusieurs années. Il faudra bien entendu en analyser les résultats pour en mesurer les réussites qui pourraient être généralisées comme les échecs afin d'éviter de les renouveler.

Un nouvel atelier-débat devrait donc être organisé le samedi 6 avril 2013.

D'ici là chacun peut d'ores et déjà réagir et proposer ses solutions.

Pour participer au débat, n'hésitez pas à poster des commentaires.

   
© PSNanterre