Une participation citoyenne à réinventer

Laarticipation citoyenne est un « droit » que nous avons mis au cœur des priorités municipales : c’est surtout un formidable levier pour restaurer la confiance des citoyens et faire la ville, rénover ses services, répondre aux besoins, avec eux.En 2014 nous nous étions engagés à poursuivre les expérimentations en la matière. Concrètement cette volonté politique s’est déclinée à travers des engagements précis :
  • Poursuivre l’organisation des Assises pour la ville,

  • Renforcer les commissions extra-municipales thématiques regroupant élus, services et habitants,
  • Mettre en place des budgets «qualité quartier», placés sous la responsabilité des conseils de quartiers.

 

Même si notre ville affiche le souci de s’inscrire dans une démarche participative, nous sommes loin du compte.

 

En effet, si les assises se sont, certes, bien déroulées, elles restent cependant un événement «confidentiel», ponctuel dont seuls les réseaux militants se sont réellement emparés.

De même, les commissions extra-municipales, nouvelles instances figurant dans le programme municipal ont eu un démarrage plus que chaotique et sont déjà à bout de souffle, rapidement «désertées» par les Nanterriens tirés au sort qui n’ont pas trouvé leur place face à une administration et des élus eux-mêmes peu convaincus par cette instance mal définie et sans réel pouvoir.

 

Enfin, les budgets décentralisés «qualité quartier », qui auraient pu redonner un rôle actif à des habitants en mal de légitimité, tardent à se concrétiser.

 

Ainsi, malgré l’artillerie institutionnelle déployée dans notre ville, nos modes de participation sont à l’évidence, inopérants. Ils restent trop souvent un outil de communication voire un alibi démocratique accompagnant des projets déjà «bouclés», ce qui explique la désaffection des Nanterriens.

 

Pire encore, notre ville ne respecte pas la loi : en effet, les Conseils citoyens - créés par la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 24 février 2014 - ne se substituent nullement à nos vieux Conseils de quartier, mais sont une obligation pour tous les territoires de la Politique de la ville.

Il s’agit d’un véritable outil permettant de favoriser l’expertise des habitants et de leur garantir une place dans toutes les instances de pilotage, voire d’évaluation des dispositifs de la Politique de la ville.

 

Devant ce constat, nous devons réinterroger nos pratiques et résolument accepter de partager le pouvoir en passant  d’un système de consultation à la co-décision et à la co-construction pour revivifier la démocratie participative et redonner du pouvoir d’agir aux citoyens.

 

Pour cela, les élus socialistes exigent la mise en place des conseils citoyens dans chacun des quartiers prioritaires de notre ville.

 

C’est à travers ce type de dispositif et si les élus acceptent de se soumettre à l’épreuve de la démocratie directe, que la participation citoyenne deviendra un véritable levier d’action.

 

 

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