Dompter le libéralisme à tous crins est un combat de tous les jours !

 

Dans le cadre de la loi de finance 2020, l’Assemblée Nationale a voté le 17 octobre une taxe dite « éco contribution » sur les billets d’avion destinée à financer la modernisation des infrastructures ferroviaires et routières pour des transports propres au quotidien (1,5 € pour un vol intra européen).

Elle a surtout voté le lendemain un amendement proposant une augmentation de 20% de la taxe annuelle sur les bureaux dans la Zone « Premium » constituée par des arrondissements de Paris (1er, 2e, 7e, 8e, 9e, 10e, 15e, 16e et 17e) et les villes des Hauts-de-Seine les plus attractives (Boulogne-Billancourt, Courbevoie, Puteaux, Issy-les-Moulineaux, Levallois-Perret et Neuilly-sur-Seine) très richement dotées en immobilier de bureaux.

Le quartier d’affaires de La Défense sera concerné par cette augmentation sur sa plus grande partie située sur les communes de Puteaux et Courbevoie, mais pas sur la partie située sur le territoire de Nanterre où bureaux et logements seront équilibrés. Rien de plus normal puisque la revalorisation de cette taxe est destinée à financer la société du Grand Paris Express (GPE), outil indispensable pour le développement d’un système de transport moderne et efficace destiné à assurer enfin un aménagement équilibré de toute la Métropole profitant à tous.

Patrick Devedjian, qui cumule présidence du conseil départemental des Hauts-de-Seine et de l’Établissement Public Paris Ouest la Défense, a immédiatement critiqué cette taxe, considérant qu’elle portera un coup fatal à l’opération de séduction menée, en cette période de Brexit, par les équipes de l’Établissement Public pour convaincre les entreprises londoniennes de la finance de venir s’installer en France.

Patrick Devedjian utilise tous les moyens pour lutter contre la Métropole en refusant de penser global et sa vision à courte vue l’empêche de voir que le GPE est une chance pour la Métropole mais aussi pour La Défense dont les transports actuels ne suffisent plus.

Au-delà de l’absurdité de la virulence de la critique pour une augmentation induite des loyers de bureaux de tout au plus 1%, on voit là s’opposer la logique du toujours plus pour une économie dérégulée qui prend sans donner à celle de la solidarité et d’un développement raisonné grâce à une fiscalité qui cible les déséquilibres, comme la taxe sur les billets d’avion ou celle encore plus connue sur les Gafa.

Quand les des deux tiers du parc de bureau de la Métropole sont situés dans sa partie Ouest et plus particulièrement dans cette zone Premium alors que la population francilienne progresse plus vite à l’Est, aucun levier ne doit être négligé pour pallier ce déséquilibre et réorienter le développement des transports de la Métropole.

Certes, favoriser enfin la construction de logements à La Défense serait raisonnable, mais cette taxe constitue un autre outil bienvenu, nous la soutenons.

 

 

   
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