En début d’année on est toujours tenté de se remémorer les mois que nous venons de vivre, lorsque cela coïncide avec la fin d’un mandat, ce sont les 6 ans qui viennent de s’écouler que l’on souhaite faire défiler.

 Même dans le cadre d’une stabilité politique locale, les mandats municipaux se suivent mais ne se ressemblent pas pour autant. Chacun d’entre eux est touché par un contexte national, par des réformes gouvernementales et des inflexions politiques.

Celui qui s’achèvera dans deux mois a été mouvementé et s’est déroulé dans un contexte chaotique et incertain.

Tout d’abord, les attaques terroristes dont a été victime la France ne nous ont ni personnellement ni collectivement laissé indemnes. Elles resteront, sans conteste, les moments les plus douloureux de ces 6 dernières années.

Politiquement nous avons assisté en 2017 à l’avènement Macron et ses marcheurs qui prétendaient incarner le « nouveau monde » politique, balayant et tentant de ringardiser au passage « l’ancien monde » et les partis politiques traditionnels. L’effet de curiosité passé nous savons, aujourd’hui, que ce nouveau monde n’a rien à envier à l’ancien.

Ce nouveau monde a été rapidement ébranlé par les gilets jaunes qui ont élu domicile sur des ronds-points et aux péages d’autoroutes pour dénoncer une politique fiscale qui les étrangle tout préservant les plus riches et pour réclamer le droit de vivre décemment.

Aujourd’hui en s’attaquant au système de retraite, le gouvernement fait le choix d’envoyer dans le mur une fois de plus « les plus pauvres et les français moyens en les précarisant toujours plus ».

Après la révolte des gilets jaunes, la forte mobilisation des retraites met en exergue la fracture sociale et territoriale qui avec l’urgence climatique abiment notre pays profondément.

Au-delà de contexte national mouvementé, les villes ont dû faire face durant ce mandat « contraints et forcés » à un changement de paradigme financier et institutionnel.

Alors que la métropole devait créer de la solidarité entre les territoires, les maires n’ont jamais été autant arc boutés sur l’intérêt de leur collectivité, passant ainsi à côté de l’intérêt métropolitain.

La ville de Nanterre, comme les autres villes, a embrassé ces problématiques avec la pugnacité et la ténacité qui la caractérisent.

En cette fin de mandat, je veux également saluer mes compagnons de route Laurent El Ghozi et Bruno Chanut qui, comme moi, ont fait le choix de mettre fin à leur engagement d’élu. Je tiens à les remercier pour leurs engagements et le temps qu’ils ont consacré au service des Nanterriennes et des Nanterriens.

Au nom des élus socialistes et divers gauche, je tiens à vous adresser mes meilleurs vœux de bonheur et de réussite personnelle pour l’année 2020.

 

   
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