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L’U ARENA n’est plus !

L’U ARENA n’est plus ! Le conseil d’administration de l’établissement public local Paris la Défense (PLD) créé en janvier dernier en remplacement de l’Epadesa et de  Defacto en a décidé autrement. Ce stade multimodal s’appellera désormais Paris la Défense Aréna.

Ce contrat de partenariat de 30 M€ sur dix ans qui vient d’être entériné par un vote à l’unanimité moins une voix est l’aboutissement d’une tractation entre Patrick Devedjian Président du nouvel établissement et Jack Lorenzetti propriétaire du club de Rugby Racing 92 et de l’U ARENA. Le président du Racing Club  qui était à la recherche d’environ 8.5M€ peut être satisfait de cette nouvelle aide providentielle !

En effet, ces deux-là n’en sont pas à leur première transaction financière !

Sans le coup de pouce du Président Devedjian, avec sa casquette de Président du Conseil départemental, Jack Lorenzetti aurait eu beaucoup de mal à réaliser son rêve.

En effet, l’investissement de 160 M€ du département dans le cadre de l’installation de ses locaux dans des bureaux attenants à l’U ARENA a offert des garanties inespérées à cette opération financièrement fragile.

Jamais en mal d’arguments le président du département a justifié ce déménagement  par la nécessité de réduire les dépenses de fonctionnement sachant que l’ancien siège du Conseil départemental n’est toujours pas vendu.  Aujourd’hui Patrick Devedjian, avec sa casquette de Président de l’établissement Public local PLD, estime que de ce contrat de naming dépend la notoriété et l’attractivité de ce centre d’affaire.

Monsieur le Ministre le compte n’y est pas !

Il y avait bien longtemps que nous n’avions pas vu une préparation de rentrée scolaire aussi mouvementée et une situation dans les écoles de Nanterre aussi peu satisfaisante.

Il faut dire que le ministre de l’Education Nationale n’a pas qu’une réforme dans son chapeau. L’école obligatoire dès 3 ans, le dédoublements des CP et CE1 dans les écoles en REP, la réforme du Bac, les règles de sélection à l’université via la plateforme «Parcoursup»de la maternelle à l’université, aucun niveau n’est épargné par la machine « à détricoter ».

Cette histoire commence dès juin 2017 avec le décret sur les rythmes scolaires. Sous prétexte de liberté de choix, on met en réalité les villes en concurrence au dépend du principe fondateur de l’école en France c’est-à-dire l’Education NATIONALE.

Face à cette situation, la question fondamentale à se poser est : Peut-on faire des réformes ambitieuses sans aucun moyen supplémentaire ? 

Le principe qui consiste « à déshabiller Pierre pour habiller Jacques » que semble vouloir adopter le gouvernement, ne peut pas être une réponse satisfaisante.

 

En effet il ne faudrait pas que la scolarisation des moins de 3 ans passe aux oubliettes au nom de l’obligation de scolarité à partir 3 ans.

 

Aujourd’hui à Nanterre l’obligation de scolarisation dès 3 ans est de l’ordre du symbole, puisque 96% des enfants le sont déjà. De plus cela obligera les villes à faire un gros cadeau aux établissements privés qui s’élèvera à Nanterre à environ 100 000 €.

En effet, les villes sont contraintes de subventionner le privé sous contrat pour toute scolarisation obligatoire.

 

Il ne faudrait pas non plus que le dédoublement de CP et de CE1 en REP entraine des fermetures de classe ayant pour conséquence d’altérer les conditions de scolarité d’autres élèves de la ville.

   
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