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Agir contre les Perturbateurs Endocriniens : L’affaire de tous !

Dans l’eau, l’air, les maisons ou les parcs et même dans vos assiettes, les perturbateurs endocriniens (PE) sont partout.

Toutes les études scientifiques convergent pour affirmer qu’ils sont les principaux responsables de l’explosion de nombreuses maladies chroniques : Troubles du développement du cerveau, dérèglement hormonal, puberté précoce, stérilité, cancers…

 

Les effets produits sont désormais quantifiables. A Toulouse ou à Paris le taux de fertilité des hommes a baissé de 40 %. En 25 ans, le taux des cancers hormonaux-dépendants a doublé pour le sein et a été multiplié par 5 pour la prostate!

 

Conscient d’être face à un problème de santé publique majeur, notre pays a été précurseur en publiant dès 2014 une Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens pour réduire l’exposition de la population et de l’environnement à ces substances toxiques. Copilotée par les ministères de l’environnement et de la santé, cette stratégie a conduit notamment à l’interdiction du bisphénol A dans les matériaux en contact direct avec des denrées alimentaires (à commencer par les biberons) puis, en 2015, à l’arrêt de l’usage des produits phytosanitaires dans les collectivités.

Un deuxième volet de la stratégie nationale contre les PE est très attendu pour renforcer ces mesures et activer de nouveaux leviers permettant de passer de l’information à l’action. Ainsi, un plan de formation à l’attention des personnels des collectivités territoriales, prioritairement ceux de la petite enfance, de l’entretien, mais aussi des Marchés publics, sera mis en œuvre dès 2019.

 

Pour une société qui n’oublie pas ses aînés.

En cette période de rentrée scolaire où tous les regards sont portés vers notre jeunesse, nous avons choisi de mettre un coup de projecteur sur la situation de nos aînés.L’allongement de l'espérance de vie pose un défi majeur pour notre système de retraite, de santé et de protection sociale.

Vivre plus longtemps ouvre également le débat sur le droit de vieillir dignement avec toutes les questions éthiques que cela soulève. Nous devons réfléchir à une économie solidaire et sociale, la technologie appliquée à des causes humanistes.

Or les personnes âgées ne semblent pas être la cible prioritaire du Président de la République.

  Alors que le candidat Macron ne l’avait jamais évoqué, dès le début de sa présidence, les retraités, soit disant les plus aisés, ont subi une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG). Faire partie des plus aisés ne signifie pas être riche mais simplement bénéficier d’une retraite décente qui très souvent leurs permet de devenir les premiers soutiens financiers de leurs enfants.

Les seniors sont également, les grands absents du Plan Pauvreté présenté le 13 septembre dernier.

Celui-ci en effet comprend prioritairement des mesures de prévention de la précarité en faveur des plus jeunes et des dispositifs d’accompagnement au retour à l’emploi. Ces mesures, certes indispensables, n’amélioreront pas le sort des 8 % de personnes âgées qui vivent sous le seuil de pauvreté.

A en croire les annonces, la revalorisation de leur retraite ne sera effective qu’en 2019 et sera bien inférieure à l’augmentation du coût de la vie.

   
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