Tribune Nanterre Info

Le mouvement des gilets jaunes: Les conséquences d’une politique « ni de gauche ni de droite»

Depuis quelques semaines notre pays vit au rythme du mouvement des gilets jaunes.

La baisse du pouvoir d’achat, la stagnation des salaires, la fermeture des services de proximité, la fiscalité explosée, autant de  raisons qui ont décidé ces femmes et ces hommes à élire domicile sur des ronds-points et aux péages d’autoroutes. Ils dénoncent, à raison, haut et fort cette politique fiscale qui les étrangle et qui préserve les contribuables les plus riches

Considérant n’être plus représentés par personne et animés par un sentiment de défiance à l’égard des institutions, ils se sont retrouvés, malgré eux, porte drapeau d’un mouvement prenant jour après jour de plus en plus d’ampleur.

Face à cette crise aux causes multiples et cette colère contagieuse, nous considérons que les réactions du gouvernement et du Président ont été inappropriées

En résistant trop longtemps face à la fronde contre l’augmentation des taxes du carburant pour tout compte fait reculer, le Président, enfermé dans un silence arrogant, a pris le risque d’embraser le pays. Débordé par une violence inacceptable attisée par des extrémistes, notre socle républicain a vacillé.

Après ces premiers atermoiements, le Président lors de son allocution a tenté d’éteindre la grogne en proclamant un état d’urgence sociale. Bien qu’il ait consenti un effort financier non négligeable, les mesures annoncées n’auront a priori que peu d’effet sur la fracture sociale et territoriale qui abime notre pays. Face à cette deuxième tentative, si ce dernier ne prend pas la juste mesure du malaise et ne cherche pas à en comprendre ses raisons pour les traiter en profondeur il perdra définitivement le cap.

Il ne s’agit pas de renoncer à la transition énergétique, il s’agit de la financer autrement avec notamment un plan de grande envergure alimenté par l’ISF, par les fruits de la lutte contre l’évasion fiscale et en renonçant à la transformation du CICE.

Nous saluons à cet égard la motion de censure déposée par l’union de la gauche au parlement pour alerter le gouvernement sur la mauvaise direction prise.

Cependant, il faut garder l’espoir que ce mouvement soit finalement entendu. En annonçant vouloir confier aux élus locaux et aux corps intermédiaires la mise en place d’états généraux dans tous les territoires, comme ils le réclamaient depuis près d’un mois, Emmanuel Macron parviendra, peut-être, à renouer le dialogue avec les Français et à redonner ainsi un sens à son mandat.

Si Nanterre n’a pas connu de véritables barrages de gilets jaunes, avec un taux de pauvreté supérieur à 20 % et un taux de chômage de 16 % la crise sociale n’épargne pas notre territoire. Par sa politique sociale volontariste, notre ville est d’ailleurs en première ligne pour en atténuer les effets.

A l’aube de cette nouvelle année, il nous reste plus qu’à nous souhaiter collectivement des jours meilleurs. A chacun d’entre vous, nous vous présentons tous nos vœux de bonheur et de réussite et soyez assurés de notre indéfectible soutien.

 

Agir contre les Perturbateurs Endocriniens : L’affaire de tous !

Dans l’eau, l’air, les maisons ou les parcs et même dans vos assiettes, les perturbateurs endocriniens (PE) sont partout.

Toutes les études scientifiques convergent pour affirmer qu’ils sont les principaux responsables de l’explosion de nombreuses maladies chroniques : Troubles du développement du cerveau, dérèglement hormonal, puberté précoce, stérilité, cancers…

 

Les effets produits sont désormais quantifiables. A Toulouse ou à Paris le taux de fertilité des hommes a baissé de 40 %. En 25 ans, le taux des cancers hormonaux-dépendants a doublé pour le sein et a été multiplié par 5 pour la prostate!

 

Conscient d’être face à un problème de santé publique majeur, notre pays a été précurseur en publiant dès 2014 une Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens pour réduire l’exposition de la population et de l’environnement à ces substances toxiques. Copilotée par les ministères de l’environnement et de la santé, cette stratégie a conduit notamment à l’interdiction du bisphénol A dans les matériaux en contact direct avec des denrées alimentaires (à commencer par les biberons) puis, en 2015, à l’arrêt de l’usage des produits phytosanitaires dans les collectivités.

Un deuxième volet de la stratégie nationale contre les PE est très attendu pour renforcer ces mesures et activer de nouveaux leviers permettant de passer de l’information à l’action. Ainsi, un plan de formation à l’attention des personnels des collectivités territoriales, prioritairement ceux de la petite enfance, de l’entretien, mais aussi des Marchés publics, sera mis en œuvre dès 2019.

 

   
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