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Le droit de vote des étrangers  

 

 

 

habibabigdadeVoilà plus de 30 ans que cela dure, au gré des calendriers électoraux le droit de vote des étrangers revient comme une promesse de campagne qui a du mal à se concrétiser.

Les tentatives de faire évoluer le code électoral ont été enterrées les unes après les autres  considérant que l’opinion n’était pas prête.

 

La donne est aujourd’hui différente 61 % des français y seraient désormais favorables.

Sur ce sujet François hollande lors de la dernière campagne présidentielle s’est clairement positionné «J’accorderai le droit de vote aux élections locales aux étrangers résidant légalement en France depuis 5 ans ».

 

Alors que 16 pays européens et nombre de pays dans le monde ont déjà adopté ce droit, nous n’avons pas le droit d’échouer si prés du but !

Aussi, nous devons exhorter nos parlementaires, en ce temps de crise qui exacerbe l’intolérance et les positions extrémistes, à examiner cette question avec du courage politique, à mobiliser largement pour obtenir une majorité des 3/5 éme du parlement réuni en congrès.

 

Nous demandons aux députés de droite et du centre d’oser, comme d’autres ont osé avant eux sur des sujets tout aussi symboliques et porteurs de sens. Nous leur demandons de mettre de coté les clivages politiques et les affrontements partisans  pour donner corps à cette promesse républicaine.

 

Pourquoi les étrangers qui vivent en situation régulière qui travaillent qui payent des impôts, qui participent à la vie culturelle, associative et économique de notre pays, qui élèvent leurs enfants dans les valeurs républicaines n’auraient ils pas le droit de prendre part à la vie locale en obtenant le droit de vote ?

 

Mais pour cela il faut tout d’abord  déconstruire les uns après les autres les  arguments véhiculés par les détracteurs :

 

Accorder le droit de vote aux élections locales ne favorise pas le communautarisme. C’est un moyen de lutter contre le repli identitaire, c’est contribuer à la cohésion sociale et développer le vivre ensemble.

 

 

Accorder le droit de vote aux élections locales n’affaiblie pas la nationalité française. Donner accès à cette pratique démocratique sans prendre la nationalité française comme nous l’avons fait pour les ressortissants européens, c’est permettre de faire un premier pas dans la communauté nationale.

 

Accorder le droit aux élections locales ne met pas en péril la souveraineté nationale .Comme les ressortissants de la communauté européenne, leur éligibilité dans des conseils municipaux ne leur permettront pas d’être Maire, ni adjoint au maire ni d’élire les sénateurs.

 

Enfin, ne nous laissons pas déstabiliser par de faux procès. Faire avancer des sujets sociétaux, ne signifie pas qu’on laisse pour compte les dossiers prioritaires tels que la lutte contre le chômage ou la relance économique de notre pays.

Les élus socialistes que nous sommes ne veulent lâcher sur rien. Nous serons sur tous les fronts exigeants à vos cotés, nationalement pour défendre les droits et les libertés de chaque Nanterrien mais également quotidiennement pour résoudre les difficultés que vous rencontrez face à la crise.

Politique de la ville : Les nouvelles orientations

 

Nos quartiers ont besoin de l’intervention de l’état… qui pourraient être contre une telle évidence? Nous accueillons avec satisfaction la réforme de la politique de la ville avec la volonté affichée du gouvernement de rétablir l’égalité républicaine et de faire plus pour ceux qui ont le moins.

Elle a pour ambition de mettre fin à une décennie de réformes trop dispersées trop complexes ne permettant pas un ciblage précis des actions sur les territoires les plus vulnérables et d’en finir avec un saupoudrage financier dont l’efficacité n’est pas démontrée.  

 

L’enjeu essentiel de ce changement  consiste à redéfinir les critères et à construire un contrat unique qui intégrera, dans un réel projet de territoire, les politiques publiques d’emploi, d’éducation, de santé et de rénovation urbaine.

 

Placée sous la responsabilité du premier ministre et du comité interministériels, des villes (CIV) cette réforme se traduira à travers Cinq Engagements qui se déclineront dans les quartiers par des actions concrètes avec l’objectif de mobiliser les moyens des ministères pour un droit commun renforcé :

o       30% des emplois d’avenir issus des quartiers prioritaires,

o       offre de service renouvelée de Pôle Emploi,

o       présence renforcée de service civique,

o       renforcement de l’encadrement scolaire avec la scolarisation à 2 ans et plus de «maitres que de classe»,

o       mise en place des zones de sécurité prioritaires avec un volet préventif accru modifiant la relation police habitant,

o       poursuivre la rénovation et l’embellissement du cadre de vie, par le lancement dés 2014 d’une nouvelle génération de projets de rénovation urbaine,

   
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