Vie Municipale

Madame, Monsieur,

Des problèmes graves qui se sont produits dans le quartier du Chemin de l’Ile. Des élus de droite s’en sont emparés pour transformer le dernier conseil de quartier en meeting politique pour accuser la majorité municipale d’abandonner ce quartier. Une élue de l’UMP s’est même autorisée à faire un compte-rendu rempli de contre vérités et à l’afficher de façon illicite dans les halls d’entrée des immeubles et ceux notamment de l’office municipal.

Dix ans de Sarkosysme ont prouvé que les choses ne se réglaient pas d’un coup de baguette magique.

La sécurité est un enjeu majeur qui doit être traiter avec sérieux. C’est une affaire trop importante pour n’être évoquée que de manière polémique et politicienne.

Non, le quartier du Chemin de l’Ile n’est pas laissé aux forces obscures de la délinquance et de la drogue. L’Etat,les services de la ville y sont présents dans un travail quotidien qu’il faut soutenir et rendre toujours plus efficace pour améliorer le « vivre ensemble ».

Lors de la dernière campagne municipale en avril 2014, nous, socialistes, avons défendu la création d’une police municipale non-armée à construire à partir du service de la tranquillité. Cette proposition n’a pas été retenue par le maire-candidat. Nous ne désespérons pas que ce dernier puisse se rendre enfin à l’évidence. De plus, nous soutenons la mise en place de la vidéosurveillance aux endroits stratégiques comme cela va se faire autour de l’ARENA.

Nous voulons que le Conseil Général du 92 mette plus de moyens dans la prévention spécialisée (clubs de prévention).

Vous pouvez compter sur les élu(e)s socialistes pour traiter cette question sans tabou ni dérive sécuritaire. Le dimanche 22 mars, faites entendre votre voix en votant pour les candidats socialistes de votre canton.

Recevez Madame, Monsieur, nos respectueuses salutations,

Thérèse NGIMBOUS, Patrice MARCHAL, candidats titulaires
Sophie DONZEL, Christophe HERAUD, candidats remplaçants

Ils connaissent bien le quartier et nous soutiennent :

Michel HIEU (conseiller municipal, président du conseil de quartier), Habiba BIGDADE (Maire-adjointe, candidate sur le canton Nanterre-Suresnes), Rachid TAYEB (Maire-adjoint), Livia
ASSOR, Suzanne et Joseph GALLI, Solange GRAH, Jalila KHEBBAB, Jean-Michel LANDRY, Ludovic LE BAILLIF, Patricia MABILA, Michel MAINVILLE, Celestin MBIDA, Kamel MEKNASSI,
Chantal PAQUET, Michel PARENT, Léa TANKEU,Sam TIROU, Pauline TSIDEKELE.

La lettre complète à télécharger

       Intervention de Zacharia BEN AMAR sur le Débat d'Orientation Budgétaire 

  Notre débat ce soir est de première importance. Après 10 mois du mandat qui nous a été confié  en mars   dernier, nous allons débattre des orientations budgétaires. C’est l’occasion de réaffirmer  ensemble les  engagements que nous avons pris durant la campagne des municipales ainsi que les  valeurs communes qui nous  animent et qui nous unissent. Fondation de notre majorité, ces  engagements sont sans conteste le socle  commun de nos priorités budgétaires,j’y reviendrai dans    un instant.

  Mais ce débat est également l’occasion de faire le point sur le contexte politique dans lequel s’inscrit ce budget. Alain Raimbault vient de l’expliquer avec force détail. Pour la première fois les ressources financières dont bénéficie notre Ville sont en baisse. Une baisse sans précédent au sens premier du terme puisque jusqu’à une période récente elles avaient tendances à augmenter chaque année.

Nul ne peut contester ce fait, mais sur son sens et sa portée nos avis divergent. La position du groupe socialiste est claire : il est nécessaire de réduire les déficits publics et il est normal que les collectivités locales y participent. Pour faire face à un contexte économique difficile la loi des finances pour 2015, adoptée par le Parlement, intègre un plan de 50 milliards d’euros d’économie en trois ans. C’est de cet effort que dépend le redressement de notre pays. Il en va de la France que nous laisserons aux générations futures. Avec une baisse de 5 millions d’euros sur le budget ville et de la CAMV, Nanterre participera à cet effort comme toutes les collectivités territoriales. Elle sera également impactée par sa contribution aux Fonds de Péréquations (FSRIF et FPIC) à la hauteur de 10 millions d’euros.

 

Alors oui, l’accumulation de ces mesures rend la situation complexe. Mais, face à cette situation difficile, sachez que : 

  • nous ne sommes pas prêts à laisser ce pays s’engluer dans une dette abyssale qui, je le rappelle, a augmenté de 600 milliards d’euros sous les gouvernements de la droite qui n’a donc aucune leçon à nous donner.
  • nous préférerons toujours un discours de vérité de courage et de sincérité à l’égard de nos concitoyens à des propos alarmistes qui ne contribuent qu’à affaiblir la parole publique mais surtout à assombrir notre avenir.
  •  nous sommes fiers de participer à la correction des inégalités territoriales et la solidarité nationale via le système de péréquation entre les villes riches et les villes plus démunies.

 

Mais ces convictions ne nous empêchent pas d’être lucides et conscients devant l’effort qui est demandé à notre ville. Nous en convenons, la situation paradoxale et atypique de Nanterre. Assez pauvre pour percevoir la dotation de solidarité Urbaine que seules les villes défavorisées perçoivent mais assez riche pour contribuer de manière importante aux fonds de péréquations.

C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai écrit à Madame Lebranchu pour l’alerter sur la nécessité de lisser la baisse des dotations globales sur 6 ans au lieu de 3 ans.

Si sur l’analyse de la situation nous sommes en désaccord avec nos collègues de la majorité municipale, nos points de vue se rejoignent sur la façon de construire le budget pour 2015 qui doit nous permettre de tenir nos engagements et nos priorités.

 

A travers ce budget nous allons œuvrer pour la réussite de nos enfants et de nos jeunes. Il s’agira notamment de poursuivre les activités périscolaires ambitieuses qui ont pris une véritable ampleur dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires. Nous continuerons à investir pour la rénovation de nos quartiers avec notamment le programme, très attendu, de rénovation du parc porté par la deuxième phase Nationale de l’ANRU. L’implication citoyenne sera favorisée par la mise en route des nouvelles commissions locales auprès du conseil municipal et du conseil municipal des enfants.

Autant d’orientations qui contribueront au renforcement du lien social dans nos quartiers et à préserver notre première richesse à savoir : notre capacité à vivre ensemble et à écrire une histoire commune. Des moyens financiers seront également octroyés aux renforcements des actions en matière de sécurité et de prévention de la délinquance. C’est un sujet que nous avons tout particulièrement porté et défendu.

 

Nous sommes donc satisfaits que des efforts financiers permettent de renforcer la médiation de nuit et de développer le stationnement réglementé. Cependant il nous semble nécessaire d’aller plus loin pour répondre aux préoccupations légitimes de nos concitoyens.

Pour cela il sera nécessaire de s’appuyer sur la commission locale sur la sécurité présidée par notre collègue Stéphanie Lamora. Mais au-delà du budget pour 2015, il nous faut déjà penser aux suivants.

Comment maintenir une véritable politique sociale et solidaire en faveur des plus fragilisés ? Comment maîtriser nos dépenses tout en conservant un service de qualité à l’égard de nos usagers et en préservant la qualité de travail des agents ?

 

   
© PSNanterre