Vie Municipale

patricemarchal_thbIntervention de Patrice Marchal sur la désignation de deux représentants de la ville au Conseil d'administration de l'EPADESA

Je veux profiter de ce point à l'ordre du jour pour évoquer l'amendement au projet de loi de la modernisation de l'action publique territoriale et affirmation des métropoles, demandant la dissolution de l'EPADESA au 1er janvier 2016.

L'amendement prévoit la dissolution de l'établissement public considérant que sa mission d'aménagement est désormais caduque et propose que les collectivités territoriales concernées reprennent la main en lien avec l'état. A charge de ces dernières de déterminer d'un ensemble les nouvelles modalités d'aménagement et de gestion du territoire ce qui ne sera pas une mince affaire.

Voilà qui devrait vous conforter Monsieur le Maire dans votre analyse de dissoudre l'établissement public comme vous l'avez déclaré le 18 octobre 2012.vous exposez deux arguments principaux :
- Tout d'abord, vous pensez que le modèle économique de l'établissement public est à bout de souffle lié à la baisse des charges foncières qui ne permettront plus de financer les aménagements publics nécessaires...
- Puis vous considérez avec d'autres détracteurs qu'il faut en finir avec ce gouffre financier dénonçant les insuffisances dans la gestion de l'EPADESA et l'irrégularité de ses comptes,
- En conclusion vous défendez un changement en dans la façon de conduire l'aménagement dans l'ouest parisien et vous invitez (cela ne mange pas de pain) le gouvernement à faire preuve de courage pour insuffler « un projet solidaire et durable » et d'inventer une nouvelle gouvernance.

Dans vos discours, la métropole est au cœur de vos préoccupations. Je souligne au passage que le projet de métropole de Paris a été tout simplement flingué - il n'y a pas d'autres termes - début juin par le sénat grâce à des amendements présentés par l'UMP et le CRC (communistes) visant à supprimer dans la loi de décentralisation les articles traitant de l'organisation de Paris et de l'Ile de France.

Mais ne nous égarons pas et revenons à notre sujet principal qui est l'EPADESA,


Lors du CA du 18 juin 2013 après que le commissaire au compte vous ait présenté son rapport, dans lequel il garantissait la régularité des états financiers de l'EPADESA ainsi que la sincérité des comptes, vous avez avec l'ensemble des membres du CA donné quitus à L EPEDESA

Il est vrai que Le commissaire au compte a certifié sans réserve les comptes 2012 clôturés sur un excèdent net d'un peu plus de 4 millions d'euros.

                                      

                                      Ihabibabigdadentervention d' Habiba Bigdade sur la dénomination du boulevard Abdenbi Guemiah dans le quartier Université et de la rue de la cité blanche dans le quartier du Chemin de l'ile


« Abdenbi a été abattu de sang froid parce qu'il a commis le crime d'être jeune et arabe. »avait déclaré François Autain alors secrétaire d'état chargé des travailleurs immigrés au sein gouvernement de Pierre Mauroy.
Ce Soir en donnant le nom Abdenbi Guemiah à une artère située dans l'axe Seine Arche nous nous tournons résolument vers l'avenir tout en assumant le passé, nous inscrivons à tout jamais cette page tragique dans la mémoire collective de Nanterre.
Et cela est important pour trois raisons :
D'abord pour rendre hommage au cofondateur de l'association Gutenberg, Abdenbi Guemiah qui se battait à l'époque pour dénoncer les conditions de logement et de vie indignes des « transits ». Rendre hommage a sa famille et a ses amis, qui durant 30 ans ont porté le deuil, et qui ont fait un travail formidable de mémoire, en récoltant les souvenirs des anciens habitants de la cité blanche, aujourd'hui pour certains vivant encore à Nanterre d'autres vivant ailleurs, et même dans d'autres pays, et je vous invite vivement à aller faire un tour sur leur blog, tenu de manière remarquable.
Ensuite avec la dénomination de la rue de la Cité Blanche, pour graver dans le paysage urbain, qui de jour en jour se mue et s'améliore en effaçant des lieux d'histoire de Nanterre qu'ont été ces cités dortoirs, ces cités de transits, ces bidonvilles et qui font partie intégrante de l'histoire de notre ville et qui abritaient de nombreux immigrés venus essentiellement du Maghreb, pour travailler et reconstruire notre France, pour ne pas oublier ces habitats indignes loin des regards, longtemps ignorés du reste de la population , c'est aussi ce soir les réhabiliter.
Et enfin, « se remémorer le passé c'est construire l'avenir », pour retenir dans notre mémoire collective l'acte raciste odieux dont a été victime Abdenbi Guemiah dans un de nos quartiers , dans notre ville, comme de nombreux jeunes de cette génération dans le début des années 80, qui ont été aussi à l'origine de la marche pour l'égalité et la fraternité dont on célébrera les 30 ans en octobre prochain, une marche à l'époque pour dire stop à la stigmatisation dont les étrangers faisaient l'objet dans les quartiers populaires, et qui menait à l'irréparable.

   
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