Vie Municipale

theresengimbousbatjom_thbIntervention de Thérèse Ngimbous sur le Contrat Urbain de Cohésion Sociale : le programme d'actions 2013 et le financement du Conseil régional d'ile de France

Monsieur Le Maire, cher(e )s collègues

Au nom du groupe socialiste, je veux exprimer ma satisfaction devant le financement des actions du Contrat Urbain de Cohésion Sociale octroyé par la région dans le cadre du programme régional d'accompagnement social des quartiers.

En cette période de crise, il est indispensable que l'ensemble des collectivités territoriales soutiennent le tissu associatif dans son travail auprès des populations les plus fragilisées et plus particulièrement quand il s'agit de l'emploi des jeunes.

Nous le savons tous, si la hausse du chômage n'épargne aucune catégorie de demandeurs d'emploi, la situation faite aux jeunes est dramatique et leur accompagnement doit être une priorité absolue pour tous.
Il est donc dans la logique des choses que 30 % du programme de la région portent sur 5 actions dédiées à l'emploi des jeunes nanterriens

A contrario, comment ne pas s'insurger contre la décision prise par le conseil général de supprimer le financement des actions intitulées salles ressources menées par les associations AIF 92 et Astrobale formation.


Il n'est pas acceptable que les actions de ces associations, reconnues pour le soutien efficace qu'elles apportent et qui accompagnent plus de 600 personnes dans deux quartiers particulièrement sinistrés le petit Nanterre et le Parc soient mises en péril par un désengagement du Conseil général considérant que l'état doit prendre le relai.

Mais n'ont-ils pas compris que dans la situation sans précédent dans laquelle nous sommes, il ne s'agit pas de se substituer il s'agit de s'unir pour faire face à ce fléau.
Et comme le disait jeudi dernier le président de la République lors de l'ouverture de la 2eme conférence sociale « Si je ne devais retenir qu'un seul enjeu, c'est celui de l'emploi, c'est un défi qui nous concerne tous »

 

zachariabenamar2Vœu présenté  par Zacharia Ben Amar,   pour le maintien des 86 postes d’Auxiliaires de Vie Scolaire (AVS) sur le département.

La majorité UMP-UDI du Conseil général vient de décider de supprimer à la rentrée scolaire prochaine le financement de 86 postes d’auxiliaires de vie scolaire (AVS) qui prennent en charge 176 enfants actuellement.

 

Ces postes d’AVS sont indispensables à l’accompagnement des élèves porteurs d’handicap, ils garantissent un encadrement quotidien nécessaire à la scolarité de ces élèves en contribuant  à leur plus grande autonomie.

Partant du principe que le ministère de l’éducation nationale prévoit de créer pour la rentrée scolaire prochaine 350 emplois d’AVS supplémentaires, la majorité UMP UDI décide sans plus attendre et sans connaitre de manière précise l’impact de cette mesure nationale au niveau des Hauts de Seine, de se désengager arguant que l’apport du département n’est plus nécessaire.

Pourtant à ce jour, nous n’avons aucune garantie que les 187 enfants dont au moins 43 nanterriens soient pris en charges en septembre 2014.

 En prenant cette décision les élus de la majorité départementale :

  • privent 186 enfants de scolarité l’année prochaine,
  • suppriment les subventions à  la ligue de l’enseignement des Hauts de Seine et l’association départementale des Pupilles de l’enseignement (ADPEP) qui ont la charge du recrutement des AVS en complément de l’état,
  • dégradent la situation sur Nanterre où l’on recense  déjà de nombreux enfants porteurs d’un handicap qui ne sont plus scolarisés par la pénurie d’AVS formées.

 

Considérant que les mesures positives prises par le gouvernement à travers la circulaire de rentrée septembre 2013 ne dispensent pas les Conseils Généraux de leur implication dans le domaine de l’aide aux personnes handicapées qui relève de la compétence des départements,

 

 Considérant que seuls les efforts de tous permettront l’amélioration des conditions de scolarisation des enfants handicapés,

Le conseil municipal de Nanterre exprime son indignation devant la soudaineté et la brutalité de la décision prise par le Conseil Général. Ce dernier aurait pu travailler avec les services de l’état afin d’assurer une continuité de service dans l’intérêt des enfants. Les considérations partisanes et idéologiques semblent l’avoir emporté.  

Le Conseil Municipal de Nanterre demande au Président du Conseil Général de revenir sur cette décision inique.

   
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