Vie Municipale

                                      

                                      Ihabibabigdadentervention d' Habiba Bigdade sur la dénomination du boulevard Abdenbi Guemiah dans le quartier Université et de la rue de la cité blanche dans le quartier du Chemin de l'ile


« Abdenbi a été abattu de sang froid parce qu'il a commis le crime d'être jeune et arabe. »avait déclaré François Autain alors secrétaire d'état chargé des travailleurs immigrés au sein gouvernement de Pierre Mauroy.
Ce Soir en donnant le nom Abdenbi Guemiah à une artère située dans l'axe Seine Arche nous nous tournons résolument vers l'avenir tout en assumant le passé, nous inscrivons à tout jamais cette page tragique dans la mémoire collective de Nanterre.
Et cela est important pour trois raisons :
D'abord pour rendre hommage au cofondateur de l'association Gutenberg, Abdenbi Guemiah qui se battait à l'époque pour dénoncer les conditions de logement et de vie indignes des « transits ». Rendre hommage a sa famille et a ses amis, qui durant 30 ans ont porté le deuil, et qui ont fait un travail formidable de mémoire, en récoltant les souvenirs des anciens habitants de la cité blanche, aujourd'hui pour certains vivant encore à Nanterre d'autres vivant ailleurs, et même dans d'autres pays, et je vous invite vivement à aller faire un tour sur leur blog, tenu de manière remarquable.
Ensuite avec la dénomination de la rue de la Cité Blanche, pour graver dans le paysage urbain, qui de jour en jour se mue et s'améliore en effaçant des lieux d'histoire de Nanterre qu'ont été ces cités dortoirs, ces cités de transits, ces bidonvilles et qui font partie intégrante de l'histoire de notre ville et qui abritaient de nombreux immigrés venus essentiellement du Maghreb, pour travailler et reconstruire notre France, pour ne pas oublier ces habitats indignes loin des regards, longtemps ignorés du reste de la population , c'est aussi ce soir les réhabiliter.
Et enfin, « se remémorer le passé c'est construire l'avenir », pour retenir dans notre mémoire collective l'acte raciste odieux dont a été victime Abdenbi Guemiah dans un de nos quartiers , dans notre ville, comme de nombreux jeunes de cette génération dans le début des années 80, qui ont été aussi à l'origine de la marche pour l'égalité et la fraternité dont on célébrera les 30 ans en octobre prochain, une marche à l'époque pour dire stop à la stigmatisation dont les étrangers faisaient l'objet dans les quartiers populaires, et qui menait à l'irréparable.

theresengimbousbatjom_thbIntervention de Thérèse Ngimbous sur le Contrat Urbain de Cohésion Sociale : le programme d'actions 2013 et le financement du Conseil régional d'ile de France

Monsieur Le Maire, cher(e )s collègues

Au nom du groupe socialiste, je veux exprimer ma satisfaction devant le financement des actions du Contrat Urbain de Cohésion Sociale octroyé par la région dans le cadre du programme régional d'accompagnement social des quartiers.

En cette période de crise, il est indispensable que l'ensemble des collectivités territoriales soutiennent le tissu associatif dans son travail auprès des populations les plus fragilisées et plus particulièrement quand il s'agit de l'emploi des jeunes.

Nous le savons tous, si la hausse du chômage n'épargne aucune catégorie de demandeurs d'emploi, la situation faite aux jeunes est dramatique et leur accompagnement doit être une priorité absolue pour tous.
Il est donc dans la logique des choses que 30 % du programme de la région portent sur 5 actions dédiées à l'emploi des jeunes nanterriens

A contrario, comment ne pas s'insurger contre la décision prise par le conseil général de supprimer le financement des actions intitulées salles ressources menées par les associations AIF 92 et Astrobale formation.


Il n'est pas acceptable que les actions de ces associations, reconnues pour le soutien efficace qu'elles apportent et qui accompagnent plus de 600 personnes dans deux quartiers particulièrement sinistrés le petit Nanterre et le Parc soient mises en péril par un désengagement du Conseil général considérant que l'état doit prendre le relai.

Mais n'ont-ils pas compris que dans la situation sans précédent dans laquelle nous sommes, il ne s'agit pas de se substituer il s'agit de s'unir pour faire face à ce fléau.
Et comme le disait jeudi dernier le président de la République lors de l'ouverture de la 2eme conférence sociale « Si je ne devais retenir qu'un seul enjeu, c'est celui de l'emploi, c'est un défi qui nous concerne tous »

 

   
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