Vie Municipale

 

 

 

 Intervention de Zacharia Ben Amar

 

 

Sur le projet de décret fixant le périmètre et le siège d’un établissement public territorial composant la métropole du Grand Paris.

 

 

Dans le cadre de l’acte 3 de la décentralisation rouvert en 2012 par le gouvernement de Jean Marc Ayrault, le projet du Grand Paris a occupé très vite une place prépondérante.

Il faut dire que l’enjeu est colossal, il s’agit de construire une métropole attractive, solidaire et durable prête à s’imposer sur la scène internationale.

Au-delà de donner à la métropole une aura mondiale, ce projet métropolitain a deux raisons fondamentales d’exister :

La première est d’améliorer la vie des franciliens en répondant aux attentes des citoyens en matière de logements   de transport et d’emploi,

La deuxième consiste à développer une meilleure solidarité des territoires et réduire les inégalités territoriales en développant une meilleure solidarité.

Rappelons-nous que Les évènements de 2005 dit «les révoltes des banlieues» ont démontré au pays et même au monde que les injustices étaient insupportables pour les populations constamment reléguées de notre région.

Pour répondre à ces ambitieux objectifs, le projet initial de la loi MAPTAM prévoyait de simplifier de manière radicale la gouvernance francilienne. Il s’agissait de créer une métropole intégrée constituée de Paris et sa petite couronne en charge de la stratégie, de l’aménagement et du logement.

Si on pouvait espérer que de telles ambitions dépassent les clivages politiques, le sort réservé à ce projet de loi à toute suite démontré le contraire.

Cette proposition gouvernementale a été rapidement dynamitée par des barons locaux attachés à leur pré carré défendant un modèle de fédération souple d’intercommunalité.

Tous les conservatismes se sont réveillés, pour que rien ne bouge poussant des partis politiques que tout oppose à conclure à des moments des alliances d’opportunité.

Au nom de cette divergence, cette loi a été détricotée, votée, promulguée, puis de nouveau détricotée.

Au final, à coup d’amendements et de débats houleux, ce délicat processus décisionnel alternant compromis et  renoncements a abouti à la loi NOTRe du 7 aout 2015 confirmant la création de la Métropole du Grand Paris à minima.

Je dis à minima car à force de vouloir protéger leurs prérogatives, certains élus locaux ont renoncés à corriger profondément les fractures urbaines et économiques du territoire  et ont renoncés aussi  à alléger ce mille-feuille administratif.

In fine nos parlementaires, se sont accordés sur une métropole qui fonctionnera à partir de territoires dynamiques et structurés.

Ce sont ces territoires qui sont au cœur de notre débat de ce soir. 

En donnant notre avis sur la carte territoriale proposée par le Préfet de Région, nous accomplissons notre premier acte politique métropolitain.

Le second consistera en décembre à élire 15 conseillers territoriaux dont 2 conseillers métropolitain. Ces derniers représenteront notre ville et les nanterriens, ils porteront la lourde responsabilité de défendre les intérêts de la ville et de ses habitants.

Il s’agit d’une nouvelle période qui s’ouvre à nous, pour la métropole, pour Nanterre et les nanterriens.

Nanterre a toujours su prendre les bon tournants, être une ville moderne à l’avant-garde, une ville du 21eme siècle. Même si certain jouent sur les peurs, je n’ai pas d’inquiétude pour son avenir et sa capacité à relever les défis du futur.

Sur la question du territoire, la proposition du préfet qui vient de nous être présentée comporte des avantages notamment en matière de proximité, elle est aussi conforme aux 5 critères retenus par l’Etat. Toutefois les élus socialistes resteront cohérents avec l’option construite avec le reste de la majorité d’un territoire à 15 pour les raisons évoquées dans la délibération.

 

Par conséquent, nous voterons contre la proposition du préfet et voterons pour la proposition du territoire à 15.

 

 

 

Aménagement des Groues

 

Ce soir nous allons autoriser Monsieur le Maire à signer un protocole d’accord avec l’Etat sur l’aménagement du secteur des Groues.

A ce sujet, je salue la volonté du maire de Nanterre de d’avoir su saisir l’opportunité qu’offre le gouvernement socialiste pour signer cette convention.

Comme le dit Patrick Jarry, un gouvernement de gauche ou de droite par rapport au logement social ce n’est pas la même chose !

C’est un moment important pour notre ville, car il s’agit là d’un des plus importants projets urbains des prochaines décennies en Ile de France.

Cette Zone s’apprête à changer drastiquement de visage pour devenir le Onzième quartier de Nanterre.

A travers la signature de ce protocole nous partageons avec l’état l’ambition de donner à Nanterre une dimension métropolitaine et faire des Groues un quartier exemplaire.

Cette ambition commune permet d’atteindre plusieurs objectifs pour ce territoire :

  • L’Arrimage de ce secteur au reste de la ville par la mise en service d’Eole et du Grand Paris Express
  • Un Quartier exemplaire en termes d’environnement et en termes de mixité de l’habitat
  • Le tout en contribuant au rayonnement du quartier d’affaire de la défense.

Cette opération d’aménagement offrira à ces habitants une haute qualité de vie, conciliant espaces calmes et animés et participera grandement au renouvèlement urbain de notre ville.

Conçu comme un terrain d’investigation et un tremplin pour l’innovation économique, nous donnons ainsi à Nanterre un rayonnement essentiel en cette période économique complexe.

Il nous semble toutefois indispensable d’être vigilants lors de la constitution de la ZAC à un aspect précis :

Même si nous nous réjouissons de l’accord trouvé permettant d’obtenir 30% de logements sociaux PLUS et PLAI, il est important d’offrir aux nanterriens une programmation de logement diversifiée, équilibrée, favorisant leur parcours résidentiel

Le PLS répond à une partie des besoins de nos concitoyens notamment ceux qui ne peuvent pas bénéficier de logements sociaux et dont les revenus ne leur permettent pas, non plus, d’accéder à la propriété. Il s’agit là d’un enjeu majeur pour garantir l’équilibre de ce nouveau quartier.

Nous devons donc tous être vigilants à la programmation d’au moins 10% de logement en PLS.

   
© PSNanterre