Paroles de Militants

Il y eut la première étape : Mars 2008. A  21 ans le fils cadet de Nicolas Sarkozy  est élu conseiller général de Neuilly. Tout le monde se rappellera le feuilleton rocambolesque qui amena le fils du président à se présenter à l'élection cantonale : lâchage et  lynchage de son colistier David Martinon, candidat malheureux désigné par l'Elysée à l'élection municipale. Entente cordiale avec Jean Christophe Fromentin pour le partage des mandats, la Mairie pour le premier, le canton pour le deuxième et le soutient de Nicolas Sarkozy pour tous.
Ce dernier oubliera rapidement sa récente déclaration "Je veux une démocratie irréprochable où le critère de la compétence l'emporte sur celui des amitiés et des connivences" (12 février 2007).
Dans la foulée, la jeune tête blonde prendra la tête de la section UMP de Neuilly-Puteaux, une des plus grosses section UMP de France en nombre d'adhérents.

Sous ses airs modestes, "J'ai tout à prouver ! J'ai tout à démontrer !", Jean marche promptement sur les pas de son père. Son ascension fulgurante en politique ne fait que commencer.

La crise est omniprésente. Qu'elle soit financière, économique, sociale, politique ou morale,  elle a embrassé notre quotidien. Les causes sont multiples et largement analysées par l'ensemble des sachants qui s'épanchent sur nos mass-médias. Face à ce fléau mondial qui touche en première ligne les plus fragiles, quelle stratégie adopter ?

Pour les « sinistrologues » patentés, le repli sur soi est de mise avec pour seul plan un « sauve qui peut » destiné à maintenir les privilèges. Avec un chômage en pleine explosion (335 000 chômeurs officiels en plus depuis six mois) et l'Etat quelque peu dépassé, le chacun pour soi risque de prévaloir. Mais ces comportements sont profondément contraires aux valeurs républicaines de notre pays.

Pour contrer cette crise et ne pas tomber dans une dépression provoquant le chaos, nous devons mobiliser la nation dans son ensemble.

C'est en temps de guerre que l'engagement et la solidarité animés par un « état » major  exemplaire doivent être de mise : notamment par une véritable relance du pouvoir d'achat des revenus modestes mais aussi un soutien encore plus important des PME,  principales génératrices d'emplois (27% des Français ont la volonté de créer leur entreprise).

Or les populations de nos quartiers sont les plus à même à livrer bataille face à la crise. Et pour cause : pour la plupart, le parcours du combattant est un chemin familier. Formations, emplois, logements, entreprenariat sont trop souvent obtenus de haute lutte. Ceci nous oblige depuis toujours à faire preuve de force de caractère, de persévérance mais aussi d'ingéniosité pour simplement vivre dans notre société.

A l'instar des soldats qui pour se préparer au combat s'entraînent sur un parcours semé d'embuches, nous devons prendre conscience de nos forces. Car cette guerre contre la crise est engagée et nous sommes structurellement mieux préparés pour la remporter.

   
© PSNanterre